Psychanalyse ou psychothérapie

EN PSYCHANALYSE

Psychanalyse ou psychothérapie, où est la différence ?

On l’oublie souvent, la psychanalyse est une psychothérapie, une psychologie des profondeurs dont l’objet est l’inconscient. S. Freud l’a conçue et exercée pour soigner et permettre à ceux qui le lui demandaient de pouvoir aimer et travailler. Autrement dit, de se projeter et accéder aux promesses heureuses du futur.

 

A partir de l’expérience clinique, il a développé une théorie et une méthode, établi des concepts. Ils sont toujours élaborés et réélaborés au quotidien par ses successeurs à l’écoute des blessures de l’âme.

Et ce, dans un espace vivant où, en toute liberté et confidentialité, une parole peut se dire, être entendue et écoutée. Une parole à se réapproprier afin que d’Ecouté on devienne Ecoutant de soi-même et, par là-même, on se comprend finalement.

Méthode singulière, pratiquée par deux inconnus, dont la rencontre peut se poursuivre à l’heur de l’inconscient de chacun. L’un, le (la) psychanalyste psychothérapeute de facto, en a déjà fait l’expérience au travers de l’intime de son histoire, et l’autre, s’il ne souhaite pas en faire de même, espère, pour le moins, s’en approcher.

 

Vous l’avez compris, une psychothérapie se distingue d’une analyse lors même que l’enjeu est aussi l’inconscient.

Elle permettra d’assouplir des défenses trop rigides, invalidantes dans les relations personnelles et professionnelles.

Tandis qu’une analyse, nécessairement plus longue, ira, pas à pas, débusquer les conflits inconscients et réaménager l’organisation psychique, permettant ainsi l’accès aux promesses voluptueuses de la vie.

 

Si la psychothérapie et l’analyse ne relèvent ni de la même méthode ni du même but, l’une se déroule assis(e) dans un fauteuil, l’autre allongé(e) sur un divan, toutes les deux s’étayent sur une rencontre singulière entre une personnalité en quête d’existence, et une (ou un) psychanalyste représentant à son insu des fantasmes infantiles toujours à l’œuvre dans l’inconscient de la première.

 

L’engagement réciproque demandera une ou plusieurs entrevues pour évaluer les enjeux et les désirs des deux protagonistes, et choisir la pratique appropriée.

 

La psychanalyse conviendra aux personnes qui adhérent à l’idée d’être objets de conflits inconscients insaisissables

par définition.

Qui désirent ne pas répéter les mêmes situations de frustration et d’échecs, ne plus se faire mener par des pulsions énigmatiques pour la raison.

Qui veulent sortir de leur souffrance par l’investigation de l’organisation psychique mise en place depuis les temps anciens de l’enfance.

 

La psychothérapie permettra à ceux qui, quoique dans la souffrance, ne veulent pas s’engager trop loin dans l’analyse

de leur inconscient, mais veulent adoucir tant que faire se peut leur vécu quotidien.

 

L’inconscient, vous le savez, empêche d’être « Maître chez soi ». Depuis la théorisation de ses rejetons par S. Freud voilà plus de cent ans, nos certitudes ne sont plus ce qu’elles étaient. Nous ne sommes pas « tout puissants », nous ne pouvons ni « tout avoir » ni « tout comprendre », ni « tout faire en même temps ». Ni être « partout à la fois ». Notre destin est la finitude. Il n’empêche ! La vie est à nous. Il nous appartient de nous émanciper des maux de l’âme et jouir de l’instant.

 

 

 

 

 

Copyright: Marie-Thérèse Maltèse Milcent 2013. mentions legales